Avant de tirer la chasse, mieux vaut fermer l’abattant des toilettes

Simulations à l’appui, des physiciens chinois ont montré que les bactéries et virus présents au fond de la cuvette des toilettes pouvaient être éjectés à plus d’un mètre de hauteur quand la chasse est tirée.

Une équipe de physiciens de l’université du sud-est à Nankin (Chine) vient de le révéler, simulation numérique à l’appui : lorsque on tire la chasse d’eau, les microbes déposés au fond de la cuvette sont facilement propulsés au-dessus du niveau du siège ; de là, ils peuvent être inhalés, se déposer sur des surfaces avoisinantes ou sur les mains des usagers.

Des études microbiologiques avaient déjà détecté des pathogènes issus des déjections dans l’atmosphère environnant les toilettes après leur usage. Mais c’est la première fois qu’une simulation décrit le mécanisme qui propulse les gouttes contaminées hors de la cuvette.

Les physiciens ont modélisé les mouvements respectifs de l’eau et de l’air qui la surmonte dans deux types de toilettes les plus courantes : une avec une seule entrée d’eau et une autre avec deux entrées pour créer un flux rotatif. Quel que soit le système, tirer la chasse créée des tourbillons dans le liquide qui sont communiqués à l’air qui le surplombe.

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